Quotidien Shaarli
January 12, 2021
Mensonge d'État...le mot est un peu fort. Ou pas !
De l'utilité de l'open data avec en exemple, le site covid tracker et vaccin tracker qui, grâce à l'ouverture des données du ministère de la santé (après que l'administrateur du site ait avoué qu'il obtenait des données gardées secrètes par l'institution) a pu révéler que les régions les plus touchées par le Covid-19 n'étaient pas les plus vaccinées. Une information utile, trouvée grâce au recoupement de multiples données, dont l'accessibilité est donc nécessaire et d'intérêt général.
Des étudiants de tous bords et toutes orientations se sont confiés à deux journalistes de Libération, révélant leur techniques de triche à l'ère des exams à distance dans un article intitutlé "Partiels à distance : les cinq nouvelles techniques de triche". Certains travaillent en groupe pour abattre le boulot, se répartissant les tâches et les exercices. D'autres tentent de déjouer les systèmes d'espionnage déployés par leurs écoles, comme cet étudiant qui raconte mettre la musique classique à fond pour que les prises de son intempestives et intrusives de l'école échouent. "Je me suis inspiré du film La Vie des Autres" précise le jeune garçon, faisant un clin d’œil à la Stasi qui ne manquera pas d'enchanter son établissement. Mais à l'heure des partiels en ligne, tout est permis démontre cet article, même si l'utilisation de deux écrans semble préconisée par la majorité des interviewés. Un papier instructif qui prouve bien que non, tout ne se perd pas, et surtout pas l'art de la triche.
Sud-Ouest nous parle innovation locale et ne semble pas peu fier de nous présenter ce bordelais, inventeur de l'application Filoo, "l’application qui sous-traite la file d’attente". Ou comment pousser l'art de la sous-traitance et de l'assistanat à son paroxysme. Filoo vous permet de payer quelqu'un pour faire la queue à votre place chez Free, chez Zara, à la boulangerie, peu importe. Le quadra entrepreneur, lucide, avoue au journaliste que tout cela est né, je cite, "d'une idée à la con". qui a pourtant récolté un soutien financier de 85 000 euros au total, apprend-on. Une coquette somme levée uniquement pour soulager les consommateurs atteints de flemme, ou trop occupés, on l'imagine, à mener une vie trépidante pour pouvoir consacrer une demi-heure de leur temps à faire la queue. L'article n'en fait mention mais notons le sens du timing du patron de Filoo, qui lance son appli en plein Covid, période où on peut désormais payer quelqu'un pour attendre à notre place dans la file et s'éviter ainsi d'être contaminé pour une poignée d'euros. On n'arrête pas le progrès d'une start-up nation lancée à fond de train...