Mensuel Shaarli
May, 2020
c'est çui qui dit qui est
numéro consacré à conserver pour enrichir les recherches sur le sujets au gré des articles
Comment les acteurs du numériques comptent encadrer la sous-traitance sur son traitement des données personnelles, à la lumière des RGPD. Une ébauche de cadre juridique se dessine mais beaucoup de lignes restent encore floues, sujettes à l'interprétation des acteurs impliqués.
la DINUM propose une liste d'outils libres pour les pros de l'Educ Nat qui, pris de cours par le confinement, ont souvent privilégié les logiciels propriétaires comme WhatsApp pour plus de simplicité.
Noble démarche pour une noble cause, peut-être un peu tardive cependant...
On se rapproche tous les jours un peu plus de Georges Orwell. Cette semaine, c'est de son Ministère de la Vérité dont semblent s'être inspiré les équipes de com gouvernementales. Il y a désormais une page sur le site officiel dédiée aux fake news, où le gouvernement entend éviter la prolifération de fake news via le net en classant et remontant les articles jugés assez sérieux. Seuls cinq sources sont retenues sur plus d'une vingtaine d'articles. Breaking news : vous n'y trouverez pas Mediapart. Les médias s'insurgent.
charticles ? les atteintes à la liberté d'expression sont à la mode
Le Monde évoque le glissement du modèle de fab lab à celui de fab city, à la faveur de la crise sanitaire du Covid. L'aveu d'impuissance de l'approvisionnement en matériel de protection à l'échelle nationale a fait rayonner les acteurs locaux, comme les fab lab, grands producteurs de visières depuis le début de la crise. D'un laboratoires d'innovation et de création numérique découlerait un modèle de production participatif et local. Pourquoi pas ?
Le Monde Diplo ça se lit, mais ça s'écoute aussi. Ici, prêtez l'oreille à cet état des lieux de tous les outils et technologies de surveillance déployées dans le monde, sous prétexte de lutte contre le Covi-19. L'auteur fait la très juste comparaison des smartphones aux bracelets électroniques, sauf que là, c'est tout le monde qui s'en voit équipé, "pour son propre bien". Il y dénonce un argumentaire retors, aux conséquences liberticides, qui pourraient bien s'inscrire dans le marbre.
La macronie étend ses règles du jeu à Internet. La très contestée loi Avia, censée lutter contre les contenus haineux en ligne, a été adoptée mercredi. Les critiques se cristallisent en particulier sur ce point : les contraintes prévues pour chaque plateforme qui ne retirerait pas à temps les contenus illicites feraient plonger de nombreux acteurs du numérique, laissant le monopole aux géants. Pour ne pas fermer, la solution serait alors l'autocensure systématisée. L'auteur de la loi découvrait le même jour une enquête de Mediapart à charge contre ses méthodes et son hypocrisie, dénoncées par des ex-assistants. Marianne nous résume tout ça.
Voulons-nous offrir les données de nos enfants aux ogres californiens de la tech ? C'est la question que pose en filigrane l'enquête de Médiapart sur le retard qu'a pris l'Éducation Nationale en EdTech.
Les ENT (déployés depuis des années) ont vu leur trafic quadruplé au début du confinement - aveu du peu de succès rencontré jusqu'alors. Le logiciel privé Pronote, quant à lui, jouit d'une quasi hégémonie sur les collèges et lycées ; il détiendrait ainsi une somme de données stratégiques plus fine que celles de l'Institution. Conclusion : le Mamouth, rétif à certaines évolutions, ouvre finalement un boulevard aux Gafam, déjà omniprésents dans les salles de classes.